mercredi 2 avril 2025

Les libres propos d’Alain Sanders

 

Quand Eva Joly, modèle et mentor de Bénédicte de Perthuis (la juge qui a essayé de « se faire » Marine) insultait les pieds-noirs 

A l’origine, Bénédicte de Perthuis, la juge qui a essayé de « se faire » Marine (mais qui avait relaxé sans mollir le socialo-macroniste Olivier Dussopt, embourbé dans une affaire de favoritisme), était expert-comptable. Un jour, à la télé, elle a vu Eva Joly. Et elle ne s’en est jamais remise : je veux être comme elle, je veux faire comme elle. Elle est donc devenue magistrate comme Eva Joly pour qui elle nourrit « une folle admiration ». Dis-moi qui tu admires, je te dirai qui tu hais…

Occasion de rappeler, via un souvenir qui me revient, qui fut cette Eva Joly aux lunettes à la Elton John et à l’accent sec comme un coup de trique. Un souvenir qui remonte à 2013.

Le 16 octobre de cette année-là, Eva Joly est invitée à s’exprimer sur l’« affaire Léonarda » (qui était devenue une « affaire » grâce aux médias et aux lâchetés hollandesques). L’opinion d’Eva Joly, qui avait été candidate des Verts-Rouges à la présidentielle (avec un score confidentiel), sur cette « affaire » ou sur quoi que ce soit d’ailleurs, n’intéressait personne.

Sauf que, sur ce coup-là, elle va se lâcher et déclarer : « Si nous ne sommes pas capables d’intégrer quelques dizaines de milliers de Roms alors que nous(sic) avons intégré, en 1962-1963, un million de pieds-noirs, etc. ».

Première remarque. Quand Eva Joly disait : « Nous avons intégré », elle cause de quoi ? Dans les années 1962-1963, elle n’était pas française, mais norvégienne. Née Gro Eva Farseth, elle a été naturalisée en 1967. Après avoir épousé, Pascal Joly, le fils aîné d’une famille bourgeoise où elle œuvrait comme jeune fille au pair (et au fils et au saint-frusquin en l’occurrence) (1).

Seconde remarque. Eva Joly, qui est d’une ignorance crasse sur notre Histoire, s’avançait beaucoup quand elle croyait savoir que l’« intégration » des pieds-noirs (que d’aucuns, dont Deferre, maire de Marseille, voulaient rejeter à la mer) est passée comme une lettre à la poste. Beaucoup d’entre nous ont pourtant été accueillis avec des cris de haine.

Mais, par-delà ces deux remarques préliminaires, son propos – qui fait l’amalgame entre des étrangers et des Français – est une insulte à notre communauté. Il y a eu, heureusement, quelques réactions salutaires face aux errances d’Eva Joly. A commencer par celle de Louis Aliot, alors vice-président du FN et fils de pieds-noirs : « Par ses déclarations, cette alliée du Parti socialiste (…) a insulté des millions de Français de toutes origines et de toutes confessions en pratiquant un amalgame douteux. Est-ce par méconnaissance historique ou par mépris idéologique ? Très certainement un peu des deux tant il est vrai que, dans cet épisode historique, la gauche a été une alliée des adversaires de la France et un fidèle soutien aux bourreaux du FLN. Les rapatriés étaient de nationalité française et ont été, n’en déplaise à Mme Joly comme à certains amnésiques, l’une des principales composantes de la libération de la France en 1944 avec l’Armée d’Afrique ».

Eva Joly avait également reçu une lettre (façon volée de bois… vert) de Gérard Schettini au nom de l’association Recours France. Et elle avait même suscité des critiques de la part de deux UMP (un vieux machin du passé), Christian Estrosi, député-maire de Nice, et Michèle Tabarot, députée des Alpes-Maritimes (il faut dire que des élections approchant, le brossage des pieds-noirs dans le sens du poil avait commencé…).

Réaction, encore, de Robert Ménard, pied-noir d’Oran : « Je suis sidéré. Faut-il lui rappeler que les pieds-noirs étaient français et le prix qu’ils ont payé pour défendre notre pays avec les harkis ? Comparer l’incomparable est inadmissible. C’est honteux. Sa parole ne vaut plus rien. Cela me bouleverse et c’est une insulte adressée à la communauté pied-noir qui se sent meurtrie et humiliée ».

Meurtrie, sans doute. Humiliée par une « babao » comme cette Khmère verte ? Même pas mal !  Rappelons au passage, histoire de donner la dimension de cette acculturée, qu’elle a intégré l’école de la magistrature par concours interne, bénéficiant, explique-t-elle dans son autobiographie, du fait que l’épreuve de culture générale avait été supprimée… Bête. Et méchante. Qu’elle soit l’idole de Bénédicte de Perthuis n’est vraiment pas fait pour rassurer sur l’état d’une partie de la justice française…

Alain Sanders

(1)   Le couple se séparera par la suite. Pascal Joly s’est suicidé en 2001.

 

 

lundi 31 mars 2025

Le « bracelet d’honneur » de la si triste République des juges.

 


 

Le « bracelet d’honneur » de la si triste République des juges.

Bernard Antony, ancien député français au Parlement européen, président de l’AGRIF, communique :

Au mépris des suffrages de 12 millions de citoyens, le néo-gouvernement des juges, qui dicte désormais la loi et fait la politique dans notre pays, vient donc ce jour de priver iniquement Marine Le Pen du droit de se présenter à la prochaine élection présidentielle, comme le souhaitait d’ores et déjà près de la moitié du corps électoral.

Ainsi, au mépris du principe démocratique fondamental de la séparation des pouvoirs, voici que le judiciaire s’arroge désormais le droit d’éliminer la candidate la plus à même de l’emporter, sans qu’il y ait eu bien sûr de son fait le moindre enrichissement personnel ; voici également que sept autres députés et douze de leurs collaborateurs viennent de faire l’objet de condamnations, tout autant démesurées que disproportionnées.

Cela permet au principal porte-parole du système russo-poutinien, Dimitri Peskov, de profiter sans vergogne de cette infamie pour infliger à la France des leçons de libertés publiques. J’ai l’intime conviction que ce coup de Jarnac du pouvoir judiciaire en France n’entraînera pas l’éviction définitive de Marine Le Pen de notre vie politique. J’ai quelquefois eu avec elle des différents ou des désaccords sur les valeurs fondamentales de la vie. Mais je suis désormais persuadé que les Français vont vouloir la venger de ce dernier traquenard judiciaire qu’on vient de lui concocter, et je les approuverai.

Un jour qui n’est peut-être pas si loin, sera apportée la preuve de ce que la perversité de l’idéologie judiciaire, qui distribue les années de prison ou les bracelets qu’on leur substitue pendant une partie de leur condamnation, ne rendent pas service à la justice. Viendra bientôt le temps où deviendront comme des décorations justement acquises les bracelets des iniquités judiciaires contemporaines.