09 février 2012

NOTRE VEILLÉE DE PRIÈRE ET DE SOLIDARITÉ

Disons-le sans forfanterie : elle a été un remarquable succès, tant sur le plan de la qualité des interventions et de l 'émotion que sur la participation ! On connaît l'habituel travers des organisateurs de manifestations d'en grossir le nombre des participants. Des observateurs très habitués et capables de ne ni surestimer ni sous-estimer discutaient après la dispersion sur une évaluation entre 400 et 600 participants, étant donné qu'en raison du grand froid beaucoup n'ont pas pu tenir toute la veillée. 
J'évaluais pour ma part à une constante de 400 participants environ. 
Mais là n'était pas l'essentiel, il a été dans l'extraordinaire présence de représentants de toutes les chrétientés persécutées. On notera bien sûr surtout la présence et les propos de Joseph Fadelle qui, étant donné les menaces de mort qui pèse sur lui et qui ne doit pas être photographié, s'exprimait à partir de la tente qui hébergeait la remarquable librairie ambulante de Notre-Dame de Kabylie.
Extraordinaire moment aussi que cette allocution superbe d'un jeune nigérian converti, fils et petit-fils d'iman, qui clamait sa certitude que comme lui d'autres musulmans, refusant les horreurs islamistes, trouveraient le Christ. Émotion bien sûr aussi avec Christophe Bilek, le fondateur de Notre-Dame de Kabylie, qui psalmodia en kabyle un magnifique poème dédié à une martyre chrétienne de son peuple, et encore avec les prises de parole du pasteur Saïd Oujibou, fantastique orateur dont les paroles semblaient avoir la puissance de chasser le froid. 
Forte présence égyptienne ce soir-là avec deux représentants de l'Église copte et la chorale dans laquelle chantait aussi notre ami Jean Maher, l'infatigable avocat en Europe de la survie des Coptes, plus menacés que jamais aujourd'hui. Notre gratitude va tout spécialement à l'abbé Olivier de la Fraternité Saint Pierre, qui sut parfaitement en ouverture dire avec profondeur et sobriété sa réflexion sur le martyre et faire prier. 
Mais vous verrez sur ce blog, dans les jours qui viennent, des retransmissions importantes de cette veillée après le travail de saisie des sons et des images effectué par David Fontey. 
Je veux dire aussi ma gratitude à Jacques le Morvan, qui avait su préparer une superbe projection évocatrice de la réalité des Églises menacées, de leurs peuples admirables de foi, et des tragédies atroces qui les frappent. Gratitude enfin au parfait service d'ordre, discret, efficace, puissant, dans lequel voisinaient des militants de la résistance chrétienne libanaise, des africains, des maghrébins et même quelques jeunes français, moins tièdes que ceux restés en trop grand nombre dans la chaleur de leurs appartements.

Les mots de Bernard Antony.
 Avant de lire le message de soutien et de bénédiction de Mgr Aillet, et de donner la parole à l'abbé Olivier, Bernard Antony avait pris la parole pour dire en deux minutes le sens de cette veillée. voici ses propos : 

"Merci et bravo à vous ! Pour votre courage. Vous êtes là, chrétiens de toutes origines, dans la même angoisse de ce qui vous frappe dans vos pays voire déjà ici, en France, chez nous. Oui, nous avons pris une fois encore le risque de ce froid hélas éloignant de nous beaucoup des nôtres par les difficultés des transports et les risques de santé pour certains. Mais votre ferveur va combler cette absence et prouver une extraordinaire détermination d’unité chrétienne, par-delà les différences, hors de tout œcuménisme de confusion, une unité pour clamer ensemble notre fraternité avec ceux que dans 50 pays l’on relègue, en dhimmitude, ceux que l’on persécute, ceux que l’on tue lentement dans des geôles ignobles, ceux que l’on massacre.
Nous avons voulu aussi de cette soirée en hiver parce nous nous l’avions dit, répété, il n’y avait pas du soi-disant « printemps arabe » : billevesée, mensonge politico-médiatique qui ne trompait que les ignorants. Le printemps pour les arabes ne sera que lorsque viendra pour eux le temps de la liberté religieuse, de la liberté de pouvoir librement ouvrir la Bible et en diffuser l’Évangile ; que lorsque viendra pour les femmes le respect dans les lois de leur égalité en dignité avec les hommes ; le temps de pouvoir partout ne pas voiler leurs visages selon une pratique de séquestration égoïste, leur interdisant l’expression de leur humanité selon l’idée atroce qu’il n’est pas de vertu possible pour la femme hors du harem, et le voile est-il finalement autre chose que le maintien dans le harem ?
Le printemps, nous, nous le voulons pour les arabes mais aussi pour les Berbères, pour les Coptes, pour les Turcs et les Kurdes et les Bosniaques, pour les Syriaques et chaldéens, pour les Perses, pour les peuples Africains du Nigéria au Soudan, pour les peuples d’Asie, du Pakistan et d’Afghanistan à l’Indonésie et aux Philippines, pour tous les chrétiens de ces pays mais aussi pour les musulmans que nous aimons et qui méritent la grande libération de l’amour véritable, de la vérité et de la vraie liberté que seul donne le Christ.
Mais sur tous ces peuples, une poussée de fièvre et de fanatisme resserre partout impitoyablement « l’ordre » de la charia, dans une surenchère d’extrémisme où le seul fait de n’être pas officiellement partisan du terrorisme vaut le qualificatif de « modéré » ! Mais elle n’est jamais modérée la terreur d’État combinée à celle de foules excitées qui expose au pire les chrétiens sans défense.
Ce soir particulièrement, nous pensons à Asia Bibi, la petite catholique martyrisée dans un enfermement qui n’en finit pas, dans une prison hostile, nous pensons à sa famille dans l’angoisse et la terreur. Et à travers eux, nous pensons à tous ceux que l’on ne connaît pas, des églises et des prisons du silence dans tant de pays sous la contrainte islamique. Devant cela, que disent et que font les responsables des associations islamiques chez nous s’affirmant tolérants, modérés, ouverts au dialogue, et réclamant toujours plus les droits que l’on refuse partout dans l’islam aux non-musulmans ? Que ne font-ils jouer les solidarités de l’oumma islamique pour prouver leur sincérité ?
Ce soir, nous prierons aussi pour les chrétiens terriblement persécutés en Inde par les plus fanatiques des hindouistes. Et naturellement nous penserons encore à ceux qui, en Corée, meurent dans les camps de la faim et du grand froid. Mais aussi encore à ceux que traquent les polices communistes de Chine et d’Indochine. Que Dieu et la Vierge Marie leur viennent en aide et que l’on puisse ne pas dire que devant les tragédies des Églises du silence, il n’y aurait eu qu’Églises silencieuses !"

08 février 2012

Notre veillée approche!

Mercredi 8 février 19h  place du Trocadéro 
La veillée de solidarité et de prière avec les chrétiens persécutés : elle est maintenue ! 

Voici pourquoi.

Pour la plupart, nous ne subissons pas, pas encore, sauf déjà certains, en quelques lieux, le sort des chrétiens persécutés par l’islamisme ou le communisme, cibles de tant de violences, de viols, d’assassinats et de massacres de la part des groupes ou des foules ou des mesures de terreur mises en œuvre par les Etats. Alors, dans la détermination de ne pas les oublier, comment n’aurions nous pas le courage, bien sûr si notre état physique le permet, de leur offrir dans le froid un peu de témoignage de notre prière, de notre volonté d’agir, de notre solidarité. Nous penserons à Asia Bibi subissant le long martyre de son odieuse détention et aux siens, dans la terreur. Nous penserons à tous ceux qui en ce moment même subissent le pire du Nigéria à la Corée du Nord.
Alors venez nombreux, très nombreux ! Certes couvrez vous beaucoup et amenez bien sûr force « thermos » de boissons chaudes et autres potions revigorantes.Vous repartirez peut être en grelottant un peu  mais, assurément dans la joie d'une froidure partagée avec le cœur chaud dans l’amitié et l’espérance chrétienne.

P.S. Faites partout circuler cet appel 

06 février 2012

Oui, les civilisations sont inégales : plus ou moins barbares !


Bernard Antony, président de Chrétienté-Solidarité, communique :

Je retrouve à la page 683 d’Août quatorze de Soljenitsyne ce propos du grand ministre Stolypine sur « cette assurance vulgaire et débridée que nul n’a manifesté avec autant d’éclat, en notre XX°siècle, que les journalistes ».
Le hourvari médiatique sur les anodines considérations de bon sens du ministre Guéant sur l’inégalité des civilisations le confirme si besoin en était.
Guéant à vrai dire en a dit trop ou trop peu et se défend mal. D’autant que les Juppé et Raffarin et quelques autres ne se privent pas de le poignarder par des propos conjuguant la perfidie politique ave le niveau le plus misérable de la non pensée du politiquement correct.
Je n’ai pas particulièrement envie de venir au secours de Guéant, membre d’un gouvernement bien affligeant en tant de domaines essentiels. Mais, tout de même, si j’étais à sa place je claquerais volontiers la gueule de la gauche égalitairement moralisatrice en en faisant méditer ses aboyeurs sur quelques propos de leurs ancêtres.
Ainsi Jules Ferry (personnage certes ignoble mais le père de l’école laïque) : « Les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures ». Phrase fort peu humaniste et quelque peu raciste, révélatrice de l’idéologie de celui que l’on appelait « Ferry-Tonkin », l’affairiste colonialiste.
Plus tard Léon Blum répara un peu la vertu de la gauche en proclamant plus philanthropiquement « les devoirs des races supérieures à l’égard des races inférieures ».
Blum n’était tout de même pas de ces juifs « haredim » qui défrayent l’actualité israélienne tels que ceux de la secte des Loubavitch professant que si « Dieu a créé l’univers selon la division des quatre règnes : minéral, végétal, animal et humain »…  « il est écrit qu’il existe en réalité un cinquième genre : Am Israël, le peuple juif dont l’écart qui le sépare du quatrième genre – l’ensemble de l’espèce « parlante » humaine – n’est pas moindre que l’écart entre l’humain et l’animal » (cité par Gilles Kepel dans « la Revanche de Dieu » p.251).
Bien étrangère fondamentalement à tout racisme, la tradition judéo-chrétienne, et d’une manière constante la grande pensée catholique depuis saint Paul, a affirmé l’égale dignité fondamentale de tous les hommes. Devant Dieu, « il n’y a plus ni Grecs, ni Juifs, ni maîtres, ni esclaves »…
Mais si les sociétés et les civilisations peuvent être identifiées et hiérarchisées sur bien des facteurs, la conception chrétienne, humaniste, celle de l’idéal du plus grand développement possible de la personne humaine, du respect de sa dignité et de sa liberté, entraîne l’évidence de la non égalité des civilisations.
Car ne pas respecter ici la vie innocente de la conception à la mort, c’est de la barbarie.

Pratiquer ailleurs l’esclavage, enlever et séquestrer des femmes et des enfants pour les « joies » du harem, c’est de la barbarie.
Avoir encore en maints endroits pour coutume l’anthropophagie, l’excision, c’est de la barbarie.
Tenir comme dans des dizaines de pays la femme comme un être ontologiquement et juridiquement inférieur, principalement destiné à être « un champ de labour » pour le mâle qui en a la propriété, que l’on marie très jeune et sans son consentement, c’est de la barbarie.
Mépriser et détruire le patrimoine spirituel, moral et culturel de la civilisation greco-latine et judéo-chrétienne qui par delà toutes les vicissitudes humaines a fait progresser et plus ou moins épanouir selon les moments, les valeurs du Vrai, du Beau, du Bien, c’est de la barbarie !
Claude Guéant doit pouvoir sans doute pousser son raisonnement plus loin : une civilisation du plus grand épanouissement de la personne humaine se définit par ses œuvres mais aussi par sa capacité à rejeter toutes les barbaries qui la menacent ; celles de l’extérieur et celles que sécrète et développe notre société ayant perdu ses valeurs et ses repères.
Le fondement essentiel de la civilisation de la dignité, de la liberté et des droits de l’homme, c’est la charte immuable de ses devoirs. Elle s’appelle Décalogue. Point n’est besoin d’être juif ou chrétien pour le reconnaître, c’est la loi naturelle hors de laquelle il n’est que barbarie.


Chrétienté-Solidarité 70, bd saint Germain 75005 Paris -  01 40 51 74 07 chretientesolidarite.fr@gmail.com

02 février 2012

De la douce pédagogie de l’islamisme modéré.

Je lis sur le blog toujours islamiquement bien informé d’Yves Daoudal les propos du célèbre cheik Youssouf-Qaradawi, mentor des Frères musulmans : « Je pense que durant les cinq premières années, il ne devrait pas y avoir de mains amputées. Cette période doit être consacrée à l’enseignement. Une phase de transition ».
On vérifie par cet exemple combien notre grand ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, après avoir rencontré au Caire sur la place Tharir, des responsables des Frères, avait été bien avisé de dire combien il les avait trouvés bien éduqués, respectables et ouverts au dialogue.
Trancher la main du voleur est en effet une des plus élémentaires et nécessaires prescriptions de la charia, directement tirée du coran, une sanction à la fois modérée et efficace contre la délinquance. Allah ne dicte-t-il pas sa justice dans ce beau verset 38 de la sourate V (« La table servie ») ?
« Tranchez les mains du voleur et de la voleuse : ce sera une rétribution pour ce qu’ils ont commis et un châtiment de Dieu. Dieu est puissant et juste ».
Là réside indubitablement l’origine de cette belle et ancienne expression de franchise de ceux que l’on suspecte injustement : « J’y mettrais ma main à couper » ! Par laquelle on vérifie le bien fondé de l’affirmation du très grand historien Jacques Chirac selon lequel « les racines de l’Europe sont tout autant musulmanes que chrétiennes ».
Les Frères musulmans constituent en France avec l’U.O.I.F une des plus grandes organisations représentatives au sein du CFCM (Conseil Français du Culte Musulman). Leur porte-parole le plus médiatiquement connu est l’universitaire Tariq Ramadam, petit-fils de Hasan al Banna le fondateur égyptien de la confrérie qui s’apprête à gouverner le pays des pyramides avec pour alliés ou plus ou moins opposants les salafistes, qui eux, voudraient ne pas attendre cinq ans pour trancher non seulement les mains mais aussi les pieds et crever les yeux selon une juste sanction infligée par le prophète Mahomet à d’abominables personnages qui lui avaient manqué der respect.
Tariq ramadam, quant à lui, on s’en souvient, avait plaidé pour la tolérance…la tolérance pour la lapidation des femmes adultères.
Cependant, en attendant le retour à l’application intégrale de la charia, un match de foot en Egypte a un peu dégénéré en de regrettables affrontements entre vaillants supporteurs.
Nul doute que lorsqu’on les rassemblera désormais dans des stades, comme on le fait en Arabie Saoudite ou en Afghanistan, pour assister en « lever de rideau » à différentes cérémonies d’amputation ou de lapidation, au cours desquelles ils pourront à leur aise scander leur exécration des condamnés et la grandeur concomitante d’Allah, ils seront bien apaisés pendant les matches.

31 janvier 2012

 Lourdes 20 au 27 juillet 2012 
Université d’été Centre Charlier et Chrétienté-Solidarité

Principes d’une doctrine politique et sociale pour notre temps.




Quatre thèmes : conférences suivies de tables rondes et débats


I La patrie et l’universel.

Ni nationalisme xénophobe, ni cosmopolitisme mondialiste : patriotisme français et unité européenne à la lumière de l’universalisme chrétien.

II Ni socialiste, ni libérale : la voie solidariste.

III Respecter la nature mais d’abord la vie et la nature humaine : l’écologie chrétienne.

IV Les limites de la liberté religieuse et politique face à la réalité politico-sociale de l’islam, théocratie totalitaire.

A la veillée :
-       Histoire de Lourdes et du comté de Foix, de Béarn et Bigorre. Gaston Phoebus, un précurseur de    l’Etat moderne.
-         Sainte Bernadette et les miracles de Lourdes.
-         Itinéraires de conversion de l’islam au Christ : témoignages.
-         Les génocides des chrétiens d’Orient.
-         L’agonie de l’Algérie française.

D’ores et déjà prévus pour parler dans les conférences, tables rondes et veillées :
Sophie Kelbrener, Cécile Montmirail, Jeanne Smits, Marie-Geneviève Soleil, Bernard Antony, Joseph Le Bosquet, Yves Daoudal, Pierre Henri.

Messes : dans la chapelle du lieu de l’université et aussi dans le Sanctuaire de la grotte, célébrées par l’abbé Christian Gouyaud.

Deux journées de sorties dans le parc national des Pyrénées, avec deux niveaux de marche (promenade facile ou randonnée dirigée et encadrée).

Coût et hébergement :
-         En chambre double (tout confort) : 290€ / personne ( enfants de 3 à 12 ans : 150€ ; moins de 3 ans : gratuit)
-         Seul en chambre (très peu de disponibilités) : 370€ / personne
-         En « bungalows » (quatre couchages ; lavabos, douches et wc à l’extérieur) : 210€ / personne ( enfants de 3 à 12 ans : 110€ ; moins de 3 ans : gratuit)

Les prix couvrent la pension complète et les frais divers d’organisation.
Lieu :À trois kilomètres du sanctuaire. Grand air et grand calme. Vue sur les Pyrénées.

N.B. - Merci, comme chaque année, aux généreux donateurs nous permettant éventuellement de consentir une réduction aux moins fortunés (jeunes gens, familles)
-         Accueil possible en gare de Lourdes.
-         Prévoir vêtements et chaussures de marche ou de randonnée
-         Participants : l’université est prioritairement réservée aux cadres et jeunes militants de nos organisations.
-         Pour les nouveaux, adresser un courrier de simple demande de participation mentionnant : l’État civil (situation familiale, âge, profession, activité militante, civique ou caritative), l’adresse postale et électronique et le téléphone.

Message de Mgr Aillet

Les chrétiens persécutés nous sont chers comme la prunelle de nos yeux. En première ligne, ils sont le témoignage vivant de la fidélité du Christ à laquelle ils répondent généreusement par un attachement sans faille. Les chrétiens de France ont tant à recevoir de leur exemple et de leur courage. Aussi, nous devons faire notre maximum pour les aider et les défendre face aux idéologies religieuses et athées qui les menacent en tant d’endroits du globe : Irak, Egypte, Liban, Corée du Nord, Syrie, Chine, Pakistan, Vietnam, Nigéria, Soudan, …  Si nous savons les soutenir, nous pourrons nous aussi demeurer fidèles à notre foi dans nos pays de vieille chrétienté.
Que notre prière et notre action n’aient de cesse, car il en va de la civilisation de l’amour.  A tous les participants à la grande veillée de solidarité et de prière avec les chrétiens persécutés qui se tiendra le 8 février 2012, je viens apporter mon soutien et ma bénédiction.
O Crux ave, spes unica !

+ Marc Aillet
Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron

Le parquet de Toulouse n’accepte pas non plus la relaxe d’Houria Bouteldja et fait appel.

Bernard Antony, président de l'Agrif, communique :

Suite à l’appel interjeté par l’Agrif à l’encontre du jugement vraiment surprenant rendu le 25 janvier 2012 par le Tribunal correctionnel de Toulouse, le procureur de la République a décidé de reconnaître et d’accompagner notre démarche très légitime en exerçant son droit de recours devant la Cour d’Appel.
Il considère en effet que le jugement du tribunal présidé par monsieur Guillaume Roussel est d’abord entaché de graves irrégularités de forme notamment en ce qu’il s’appuie sur les déclarations de témoins recueillies en dépit des règles les plus impératives du code de procédure pénale.
Il observe ensuite que le jugement n’a pas du tout pris en compte les termes de la plainte de l’Agrif selon laquelle la communauté évidemment identifiée, désignée et injuriée est bien celle des « blancs » ; « ces blancs », qu’ « il faut rééduquer », qu’ « il faut bien nommer », et qu’Houria nomme en effet : « moi, je les appelle des sous-chiens ».
Est-il vraiment croyable que l’on n’ait pas saisi le réciproque renforcement injurieux de ces propos additionnant :
- le dédain menaçant : « ces blancs »  qu’ « il faut rééduquer ».
- le mépris pour ces moins que rien : « ces blancs, il faut bien les nommer ».
- le racisme dégoulinant : « moi, je les appelle des sous-chiens ».

Qui, sérieusement, pourrait prétendre ne pas voir là l’expression d’une venimeuse haine raciste ?
L’Agrif attend désormais avec confiance de la Cour d’Appel de Toulouse la juste condamnation d’Houria Bouteldja.


AGRIF 70, boulevard saint Germain 75005 Paris – 01 40 46 96 31 – agrif@wanadoo.fr