10 juillet 2009

XXXe Université d’été du Centre Charlier

Du 2 au 9 août 2009
Dans les Hautes-Alpes (près de Sisteron)


Comprendre et peser sur le monde actuel


Dimanche 2 août
Accueil des participants à partir de 14h00
Visite des stands et de la librairie.
17 h 00 : Mot de bienvenue et présentation des travaux de la semaine par Yann Baly (Secrétaire général du Centre Charlier).
18h00 Messe basse pour les personnes n'ayant pu assister à une messe en raison du voyage.

Lundi 3 août
9 h 00 : Propositions pour une politique française (I) : regards critiques sur le passé par Bernard Antony (Président du Centre Charlier et de l’Institut du Pays libre).
Rencontre avec un serviteur de l’Eglise
11 h 00 : Messe solennelle
12 h 30 : repas
14 h 30 : Actualité de l’Eglise en France et dans le monde puis échange avec les participants.

16h00 : pause
17 h 00 : Le dialogue islamo-chrétien, entre mythes et réalités par Marie-Thérèse Urvoy (Professeur d’islamologie, d’histoire médiévale et d’arabe classique à l’Université catholique de Toulouse).
21 h 00 : Veillée sur un thème historique, culturel ou politique.

Mardi 4 août
9 h 00 : A propos de l’affaire Gouguenheim*, l’aspect idéologique de l’influence arabe en occident par Dominique Urvoy (Professeur de pensée et civilisation arabes à l’Université de Toulouse-le Mirail)
*Sylvain Gouguenheim, auteur de l’ouvrage Aristote au Mont Saint Michel remettant notamment en cause la transmission par les musulmans de l’héritage grec en Occident.
14h 00 : Les racines de l’Europe par Danielle Masson (Professeur agrégée de Lettres)
16h00 : Randonnée (prévoir chaussures de marche) ou temps libre.
21 h 00 : Veillée sur un thème historique, culturel ou politique.

Mercredi 5 août
9 h 00 : Résistance au communisme et littérature chrétienne en Roumanie par Monica Papazu (Professeur de littérature comparée et de théologie orthodoxe).
14 h 00 : Atelier vidéo ou atelier militant.
16 h 00 : La question de la Vérité chez Benoît XVI par l’abbé Christian Gouyaud.
21 h 00 : Présentation du film « Cambodge, les clés d’un royaume » par Emmanuel Braquet, cinéaste et grand voyageur.


Jeudi 6 août
9 h 00 : Le réchauffement climatique, mythe et réalités par un scientifique.
Après-midi de détente, avec au choix : baignade, visite de Sisteron ou des sites remarquables environnants.
19 h 30 : dîner.
21 h 00 : veillée sur un thème historique, culturel ou politique.

Vendredi 7 août
9 h 00 : Politique étrangère : y a-t-il une alternative à l’OTAN ? par Michel Hubault.
14 h 00 : Atelier militant AGRIF : analyse, organisation, réplique, avec Bernard Antony, Cécile Montmirail, Yann Baly et les responsables locaux de l’AGRIF.
16 h 00 : La crise financière et économique, analyse et propositions par Thibaut de La Tocnaye (Vice-Président de Chrétienté-Solidarité).
21 h 00 : Veillée sur un thème historique, culturel ou politique.

Samedi 8 août
9 h 00 : L'idéologie du genre : l'ultime subversion par Yves Daoudal (Rédacteur en chef de Reconquête, directeur de Daoudal Hebdo).
14 h 30 : Propositions pour une politique française (II) : Réflexions pour l’avenir par Bernard Antony.
21 h 00 : Veillée spéciale XXXe Université d’été du Centre Charlier.
Clôture de l’université d’été.

Dimanche 9 août
Départs après le petit-déjeuner.
Messes tridentines : à l’abbaye Sainte Madeleine du Barroux à 10h00 (départ à 8h30 au plus tard), sur place : 11h00.

Durant toute la semaine : Messe quotidienne à 11h00, petit-déjeuner de 7h30 à 8h30, déjeuner à 12h30, dîner à 19h30.
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Tarifs (pension complète) :
Chambre simple : 300 € par personne

Chambre double : 250 € par personne
Dortoir : 130 € par personne

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DEMANDE D’INSCRIPTION INDIVIDUELLE accompagnée du réglement à adresser avant le 3 juillet 2009 au Centre Charlier - Université d’été, 70, boulevard Saint Germain 75005 PARIS. Renseignements : 06.09.40.45.75 / agrif84@orange.fr Une confirmation ainsi que les modalités d’organisation vous seront envoyées après validation de votre inscription.

09 juillet 2009

Promenades d'été

Aux lecteurs si amicaux qui s’étonnent de mon absence de ce blog ces derniers temps, je demande de l’indulgence et je sais qu’ils me l’accorderont. J’ai en effet, comme l’an passé, consacré de nombreuses journées à parcourir avec quelques amis un tronçon d’étapes sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, de Santo Domingo de la Calzada à Astorga. Avec, naturellement, les longues visites de Burgos et de Léon qui s’imposent.
Burgos, capitale de la vieille Castille, est par le fait même la capitale historique de l’Espagne. Elle le redevient lorsque le général Franco, durant la croisade libératrice de la terreur rouge y établit son gouvernement avant la victoire finale grâce à laquelle l’Europe occidentale put échapper d’abord à la domination stalinienne et à l’hitlérienne ensuite.
Le gouvernement revanchard du triste Zapatero, sans rencontrer l’opposition de la droite parlementaire, moins abominable certes que notre UMP, mais bien tiède, a fait disparaître ici aussi la statue du généralissime et les plaques de rue portant son nom et ceux de José Antonio, de Mola, de Millan-Astray, de Yagüe, de Calvo Sotelo et autres héros ou martyrs de la cause nationale et catholique.
Mais au long du chemin, comme l’an passé, nous nous sommes recueillis devant les plaques des églises où sont gravés les noms de ceux, phalangistes ou requétes qui sont morts au combat où ont été assassinés par les terroristes rouges ou noirs.
Dans bien des églises aussi, à l’intérieur, on trouve soigneusement fleuries, avec leurs photos, celles des prêtres, religieux ou séminaristes du village mis à mort et quelquefois atrocement martyrisés.
Beaucoup furent enlevés par les escadrons de la mort de la soi-disant « passionnaria », l’anthropophage Dolorès Ibarruri et du chef bolchévique Santiago Carillo qui dirigeait non loin de Madrid, les exécutions de masse (plus de 8000 victimes) à Paracuellos. Et c’est pour cet homme que le misérable roi Juan Carlos eut d’aimables paroles …
A Léon, ancienne capitale aussi du royaume de ce nom, merveilleux moments. Notre ami de longue date, Alberto Torresano, et ses amis de la « vieille garde » nous accueillent et parmi eux, un bon prêtre des environs. Alberto est un homme formidable. Politiquement il a été un des grands dirigeants du « Movimiento », à Alicante puis à Madrid. Il est aujourd’hui de ceux qui en maintiennent l’idéal tout en pensant à sa nécessaire adaptation à notre temps. Culturellement, il est un inépuisable puits de science. Longtemps professeur d’histoire de l’art à l’université de Madrid, il est un merveilleux et captivant commentateur avec un humour délicieux qui lui est propre où l’on trouve à la fois toute l’expression « picaresque » du génie espagnol et encore cette ironie sur le sentiment tragique de la vie au centre des réflexions de Miguel de Unamuno.
Dans la cathédrale de Léon, une des plus belles et des plus grandes d’Europe, Alberto ne cesse de s’extasier. Quelquefois, il se tait longuement puis de me dire « c’est magnifique, non ? ».
Mais oui, c’est magnifique. Comme était magnifique tout l’immense édifice de la Chrétienté ;
Et nous voilà à San Isidoro où le prêtre qui nous accompagne, admirablement reçu par le curé, pourra, comme à chaque étape, célébrer la messe dans le rite traditionnel. Mais là, c’est dans la plus belle chapelle, fermée au grand public pour raison de protection artistique, qu’il officiera.
Après quoi, tout nous est ouvert pour visiter le complexe monumental de San Isidoro. Nous nous promenons sur les remparts romains entretenus au fil des siècles depuis les constructions qui suivirent la conquête, de la Gallice, encore, par Jules César.

- Après notre retour en France à la fin du mois de juin, je délaisse un peu, pour quelques temps, le commentaire politique et la vie militante. La vie est respiration. Voici, alors que je suis dans ma 65ème année, bientôt cinquante ans que je milite. Comment ne me concèderait-on pas le droit (et même le devoir) de prendre quelquefois un peu de recul pour la lecture et la réflexion ?
On me trouvera certes à l’université d’été du Centre Charlier qui s’annonce très bien, excellemment organisée comme l’an passé par notre secrétaire général Yann Baly avec Yvonne Soleil et toute l’équipe.
Mais je ne viendrai pas à Paris avant la fin du mois prochain.
D’ici là, je me consacre à ma famille (à mes treize petits enfants), à l’immense retard de lecture que j’éprouve, à la réflexion sur notre temps et notre monde, et sur ce que l’on peut et doit faire pour préserver ce qui peut l’être de l’effondrement de notre civilisation dans l’abjection d’un régime néronien où l’on confie l’information à un Philippe Val, la culture à un Frédéric Mitterrand. Belle paire en vérité, et avec Cohn-Bendit, ça fait un beau trio…
Aux curieux qui me demanderaient quelles sont mes lectures, je réponds avec plaisir que je fais notamment une cure roborative d’Alexandre Vialatte dont je parlerai (par téléphone) ce mercredi sur Radio Courtoisie.
Mais j’alterne aussi au long des jours beaucoup de lectures de Bloy, de Béraud, de La Varende et hier au soir, je m’endormais avec « Becket ou l’honneur de Dieu » de Jean Anouilh.
Enfin, je réfléchis à ce que je crois vraiment être une très grande et très fragile valeur de notre civilisation : l’humour.
Certes on ne saurait mettre l’humour sur le même plan que l’amour. L’humour ne se confond certes pas avec la jovialité, ni avec le gros rire, ni avec le sarcasme. Il est la faculté de voir dans les choses et les êtres des rapports de bizarrerie, de cocasserie, des contradictions, plaisantes ou tristes, que l’on traite par une délicatesse amusée et pudique plutôt que par l’esbaudissement.
Une de mes interrogations porte sur la survie de l’humour au paradis. L’absence d’humour que l’on constate chez certains êtres que l’on fréquente, c’est déjà un peu l’enfer sur terre. Car dans l’enfer, il n’y a pas d’humour. Alors je ne peux croire que si Dieu, pardonnant nos péchés, nous accueille en son paradis, nous y serions privés d’humour. Car je crois savoir qu’il y a toujours eu des anges facétieux pour se moquer des méchants démons.

08 juillet 2009

Tibéhirine : le gouvernement algérien joue les houris effarouchées

Comme nous le faisions remarquer il y a quelques jours, le pouvoir algérien, pourtant si prompt à revenir sur l’histoire de la présence française et de la guerre en Algérie pour la travestir, voit d’un très mauvais œil la réouverture du dossier sur le massacre de Tibéhirine en 1996.
Le porte-parole du parti gouvernementale a ainsi qualifié les récentes révélations sur cette affaire de "nouvelle provocation à l'égard de l'Algérie", laquelle a souffert des affres du terrorisme "dans le silence des uns et la complicité des autres".
Un autre responsable politique algérien s’étonne que l’on "exhume" un dossier sur un tel sujet au moment où l’on cherche à rapprocher la France et l’Algérie. Ces propos sont absolument ahurissants venant des amis de M. Bouteflika qui ne manque jamais une occasion de salir publiquement la France et son armée en révisant l’histoire.

Yann Baly

La mort d’une idole

Ci-gît la maîtrise du déficit budgétaire.

Il n’y a pas que les fans de Michael Jackson à être conviés à porter le deuil, tous les Français aussi, afin d’enterrer l’espoir d’une maîtrise des déficits publics.
La dette publique de la France a augmenté de 86,5 milliards d'euros au premier trimestre 2009 pour atteindre 1.413,6 milliards, soit environ 72,9% du PIB, selon les données publiées par l'Insee. La dette de l'État a augmenté de 44,5 milliards d'euros au premier trimestre et celle des organismes divers d'administrations centrales (O.D.A.C.) de 46,9 milliards. « Les déficits structurels français atteignent un niveau susceptible de compromettre le système économique national », a déclaré François Fillon, le 26 juin alors qu’il était en visite dans une usine de Nogent-le-Rotrou.
Le dernier budget de la France en équilibre date de 1974, depuis les déficits s’accumulent. Chaque année, la dette s'accroît au rythme de nos déficits budgétaires. Cette dette ne résulte pas d'un effort d'investissement pour préparer l'avenir, mais d'un recours à l'emprunt pour financer les dépenses courantes de l'État. L’endettement faramineux de la France n'est pas le fait d'une insuffisance d'impôts ou de taxes en France, puisque notre pays est l'un des champions du monde des prélèvements obligatoires. La dette trouve son origine dans le goût immodéré de nos gouvernements pour la dépense publique qui absorbe plus de 53 % de la richesse nationale.
Mais tout cela n’est pas grave, Nicolas Sarkozy a trouvé la solution en lançant le projet d’un grand emprunt national auprès du public ce qui coûtera plus cher à l’État que d’emprunter sur le marché des capitaux, car les taux d’intérêts devront être attractifs. Afin de réfléchir aux investissements dignes de recevoir l’argent ainsi collecté, Nicolas Sarkozy a créé une Commission de réflexion sur le futur grand emprunt national en nommant à sa tête Alain Juppé qui aura pour acolyte Michel Rocard. Ils ont jusqu'au 1er novembre pour « consulter largement » puis proposer à l'exécutif une liste de chantiers d'« avenir » nécessitant « un effort exceptionnel d'investissement ».
Non seulement cet emprunt augmentera la dette de l’État, mais Nicolas Sarkozy pour bien s’assurer d’une gestion calamiteuse des fonds récoltés, nomme deux individus à la tête de la Commission de réflexion sur l’emprunt qui ont participé activement à accroître l’endettement du pays en ayant occupé tous deux la fonction de Premier ministre.
Quant à l’argent des travailleurs français il risque bien de finir à la fosse commune, c’est-à-dire dans la dette publique.

Louis CHAGNON

07 juillet 2009

Dans l’affaire Gollnisch, l’arrêt de la Cour de Cassation met fin à la persécution, redit le droit et la liberté

Communiqué de Bernard Antony, Président de l’Institut du Pays Libre

A la stupéfiante nouvelle des poursuites engagées fin 2004 contre Bruno Gollnisch par l’université Lyon III, la revue Reconquête avait annoncé en couverture (mars 2005) l’attribution par le Centre Charlier aux policiers de la pensée de cette université du « trophée Dzerjinski de la honte ».(1)
Sur l’ignominie des persécutions universitaires et médiatiques allaient se greffer celle de différents tribunaux, prouvant bien la réalité de la mise en place de « l’insupportable police de la pensée » qu’Annie Kriegel avait dénoncé en 1990 lors de l’adoption par les députés de la loi totalitaire et terroriste Rocard-Gayssot.
Cette loi a permis pendant cinq ans à des magistrats idéologues de s’acharner au mépris du droit et de la liberté contre Bruno Gollnisch, non pas pour des propos qu’il aurait tenus mais pour ce qu’il n’aurait pas dit !
C’était là le retour aux pires heures des dénis de justice des tribunaux de 1793 et de ceux des terrorismes lénino-staliniens et maoïstes où l’on envoyait massivement au goulag ou à la mort les individus condamnés non pour ce qu’ils avaient pu dire ou faire mais simplement en raison d’une présomption de soupçon de non alignement enthousiaste sur l’idéologie totalitaire d’asservissement des intelligences.
Inlassablement, le Centre Charlier, l’Agrif, l’Institut du Pays Libre ont placé l’abolition de la loi liberticide Rocard-Gayssot parmi leurs exigences politiques fondamentales. Et même à gauche, avec notamment madame Badinter, on finit par en dénoncer la dérive liberticide.
De plus, voulue pour combattre le seul négationnisme de la barbarie nazie, cette loi a eu pour regrettable effet dialectique pervers de le renforcer selon le raisonnement induit que s’il est interdit de penser et dire certaines choses, c’est qu’elles doivent être vraies ! En assimilant à du négationnisme à réprimer toute revendication de libre recherche ou constatation (telle celle que Katyn est un crime contre l’humanité perpétré par le communisme et non par le nazisme) on a fait un bien mauvais travail contre la vérité et la liberté.
Face aux indécences des négationnistes des différents exterminationnismes (Jeune-Turc, communiste, nazi) je n’ai cessé de dire et d’écrire qu’il fallait les réfuter et non les persécuter.
Mais mon ami Bruno Gollnisch, lui, n’a pas été persécuté pour quelque négationnisme que ce soit. Il l’a été fondamentalement parce qu’il est un brillant universitaire et un homme libre.
En rendant l’arrêt mettant fin à la persécution mise en œuvre par les cloportes totalitaires de Lyon III, les magistrats couchés et les roquets médiatiques, la Cour de Cassation a redonné de l’honneur à la Justice française et de la liberté à l’intelligence.

(1) Djerjsinski, l’immense criminel fondateur de la Tchéka devenue KGB puis aujourd’hui FSB. Sa statue demeure à Moscou où il est honoré comme un grand héros par les poutinistes.

Différence entre un crime de guerre et une bavure

En 1956, durant la bataille d’Alger, en pleine folie meurtrière du FLN, l’armée française interroge des poseurs de bombes avec des méthodes un peu musclées pour éviter que d’autres civils innocents ne tombent sous les coups des attaques terroristes. Comment qualifie-t-on cela dans nos livres d’histoire scolaire, chez les journalistes et les politiciens du système ? De crimes de guerre abominables dans la digne continuité de la barbarie coloniale et pour lesquels la France et son armée doivent faire une repentance permanente.

En 1996, d’après un général français en poste à Alger à l’époque, l’armée algérienne aurait tiré depuis des hélicoptères sur les moines de Tibéhirine puis aurait décapité les cadavres, faisant disparaître les corps pour ne plus laisser sur place que les têtes coupées des malheureux religieux et imputer le crime aux islamistes. Comment France Info et d’autres journalistes français qualifient-ils ce massacre ? De « bavure de l’armée algérienne ».
Si ces faits sont confirmés, on ne demandera donc pas à M. Bouteflika de s'excuser au nom de l'Etat algérien et de faire repentance puisqu'il ne s'agit que d'une bavure et d'un regrettable accident de parcours dans l'histoire exemplaire et sans tâche du FLN et de l'armée algérienne...

Yann Baly
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Nota : A propos de cette affaire, Alain Juppé, Premier ministre en exercice en 1996, vient de déclarer qu'il fallait "faire confiance à la justice". Il sait de quoi il parle. Nous voilà rassurés.

06 juillet 2009

Pas d’arme nucléaire pour les ayatollahs !

Les récentes manifestations en Iran ont démontré que la machinerie orchestrée autour du candidat « libéral » Mir Hossein Moussavi a été complètement dépassée par les aspirations de l’élite iranienne à davantage de liberté. Elles ont démontré également l’absence d’organisation et de chef charismatique de l’opposition aux ayatollahs ce qui, malheureusement, la condamne a être éliminée dans un bain de sang et de répression sauvage.
Le fait positif de ces évènements est d’avoir totalement décrédibilisé le régime totalitaire des ayatollahs. Le visage ensanglanté de Neda Agha-Soltan tuée à l’âge de 26 ans pour avoir tout simplement voulu vivre libre a littéralement tué l’espoir que pouvait représenter ce régime pour certains musulmans qui attendent avec impatience qu’il envoie une bombe nucléaire sur Israël, comme je l’ai entendu lors des manifestations pro-palestiniennes de cette année. Ils sont obligés de constater désormais que le premier ennemi des ayatollahs est leur propre peuple comme dans toute banale dictature.
Cette crise du régime des ayatollahs vient se greffer sur le problème de la volonté iranienne d’accéder à l’arme nucléaire. Celle-ci a plusieurs objectifs : Au niveau de la politique intérieure il s’agit de souder les Iraniens et de les détourner de la gestion économique calamiteuse des mollahs, au niveau de la politique extérieure l’arme nucléaire permettrait à l’Iran d’obtenir une certaine suprématie dans le monde musulman et en particulier sur les pays sunnites. Les rodomontades anti-israéliennes de Mahmoud Ahmadinejad ne sont-là que pour flatter l’antisémitisme de la rue musulmane, aucun pays musulman ne peut obtenir une quelconque notoriété sans un « anti-sionisme » affiché et virulent.
Mais les récents évènements font craindre le pire, le régime des ayatollahs est décrédibilisé et atteint dans sa légitimité, il n’a pas d’autre issue que de se durcir par un renforcement de la terreur et le risque est grand qu’il s’engage dans une fuite en avant nucléaire. Or Israël ne pourra jamais laisser accéder à l’arme nucléaire un pays qui a juré sa destruction totale, le risque ne peut même pas être envisagé pour les militaires israéliens. Les pays sunnites ne pourront pas non plus rester sans réagir face à un régime qui développe un impérialisme chiite (le Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran pour cette raison) et sans s’engager eux-aussi dans une course à l’armement nucléaire, cela concerne en premier lieu l’Arabie Saoudite et l’Égypte. Si l’Iran accédait à l’arme nucléaire ce serait également placer le monde sous la permanence d’un chantage nucléaire de la part d’ayatollahs obscurantistes et sanctuariser les racines du mouvement terroriste du hezbollah.
Cette marche à la possession de l’arme nucléaire fait courir le risque d’une nouvelle guerre dans un avenir qui peut être proche entre d’un côté l’Iran et de l’autre Israël et les pays sunnites. Le vice-président américain, Joe Biden, a déclaré le 5 juillet : « Israël a un droit souverain de décider ce qui est de son intérêt face aux ambitions nucléaires de l'Iran, que les États-Unis soient ou non d'accord », ce qui sous-entendrait que les États-Unis autoriseraient une opération militaire israélienne contre l’Iran. De son côte, l’Arabie saoudite a récemment déclaré qu’elle ne s’opposerait pas à ce que les avions militaires israéliens survolent son territoire en cas d’attaque de l’Iran. La chute du régime des ayatollahs est de plus en plus urgente.

Louis CHAGNON

Facebook piège à cons, suite…

Il y a quelques mois, j’ai tenté, sans grande illusion, de tirer la sonnette d’alarme devant l’enthousiasme frénétique que Facebook, le fameux « réseau social en ligne », suscite chez un trop grand nombre de nos amis qui n’hésitent pas à déballer leur vie privée, à étaler leurs activités ou préférences politiques (comme la confiture : moins on en a, plus on l’étale) ou parfois même à conter fleurette en ligne (ça coûte moins cher qu’un resto…). Bref, la virtualisation triomphante au service de Big Brother.
Tous ces gens viennent de recevoir un co-exhibitionniste de poids en la personne de Sir John Sawers, actuel ambassadeur de sa Gracieuse Majesté auprès des Nations-Unies et pressenti pour devenir le patron du MI6, les services secrets britanniques. Sa chère et tendre épouse ayant publié sur Facebook des photos de son mari en famille dont l’une où notre James Bond pose en maillot de bain. Mais ce n’est pas tout puisque Lady Sawers a également dévoilé le nom de code de son espion de mari. Pire encore, car l’on trouve aussi sur cette page de Facebook une photo du beau-frère de John Sawers en compagnie de l’historien révisionniste David Irving (pas bon pour les relations entre le MI 6 et le Mossad…), awful ! On attend avec impatience la liste des actions en cours ou futures des services britanniques en Iran.
Miss Sawers voudrait garder son cher mari à la maison rien que pour elle, qu’elle n’aurait pas agi autrement !

Yann Baly

30 juin 2009

Le conseiller spécial de l’Elysée tombe dans une embuscade

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a voulu se rendre compte de visu de ce qui se passe réellement dans les banlieues françaises. Il a vu.
La nuit dernière, la patrouille policière qu’il accompagnait à Montfermeil est tombée, comme c’est désormais la règle, dans une sévère embuscade. Une quarantaine de "jeunes gens" (dixit la police) a bloqué, au moyen de divers obstacles, la progression du convoi policier avant de caillasser copieusement les véhicules des forces de l’ordre transportant le conseiller spécial. La violence de l’embuscade a obligé les policiers à faire usage de leur flash-ball.
Des leçons seront-elles tirées de cette confrontation directe entre l’éminence grise de Sarkozy et la réalité de guerre civile des banlieues françaises ? Il est fort probable que non. On entendra sans doute quelques effets d’annonce, des "on ne tolérera pas ce genre de situation" et autres fermes condamnations au nom des lois de la république…
Tout au plus fera-t-on muter le préfet de Seine-Saint-Denis qui a couvert une équipée aussi risquée pour un collaborateur du Président. Pendant ce temps là, les habitants indigènes de ces quartiers continueront de subir la terreur et la violence tandis que M. Guaino fera sensation sur ses invités en leur racontant sa folle nuit de Montfermeil.

Yann Baly

25 juin 2009

La C.G.T. vide sa bourse des sans-papiers

" Ils bossent ici, ils vivent ici, ils restent ici !" Selon le slogan de soutien aux immigrés illégaux, mais pas dans les locaux de la C.G.T. !
Le bon vieux principe selon lequel le socialisme c’est bon, mais pour les autres, vient de trouver une extension apportée par la C.G.T. : Pour les sans papiers c’est du pareil au même. Principe que le syndicat a illustré en les faisant évacuer de l’annexe de la bourse du travail rue Charlot à Paris dans l’après-midi du 24 juin, annexe que les sans papiers occupaient depuis le 2 mai 2008. L’opération a été réalisée par le service d’ordre « musclé » de la C.G.T. à l’aide de matraques et de gaz lacrymogène. Les sans-papiers, mais pas sans réparties, ont balancé chaises et autres ustensiles bourgeois sur les forces de progrès du socialisme prolétarien. Ce fut la journée des longs bâtons pour les illégaux !
Il faut avouer que les sans-papiers devenaient lassant, ils occupaient l’immeuble depuis plus d’un an, la patience prolétarienne a ses limites. Qu’un propriétaire privé essaie d’expulser de la même manière le squatteur qui occupe illégalement son logement et il se verra mettre en prison sans délai. Mais les cohortes du socialisme ont des prérogatives probablement au nom de la science marxiste-léniniste qui détient la clef de l’avenir.
Nous pourrions soutenir cette initiative de la C.G.T. qui n’est en fait que le respect de la propriété si de son côté ce syndicat respectait le droit et le droit de travailler, or ce n’est pas le cas. Si la C.G.T. n’accepte pas l’occupation de ses propres locaux, par contre elle tolère l’occupation d’usines ou la séquestration des cadres. Cela nous rappelle que la grève qui est toujours largement utilisée dans la France capitaliste par les syndicats pour la bonne raison qu’elle est un droit, était par contre totalement illégale dans les pays de « démocratie populaire » où le droit de grève était interdit.
Il y en a qui jette leur gourme quand ils sont jeunes, la C.G.T., elle, jette ses sans papiers sur le trottoir.

Louis CHAGNON