17 mai 2013

APPEL POUR LA MANIF POUR TOUS DU 26 MAI 2013



Nous participerons, très déterminés, à la Marche pour tous du 26 mai contre le « mariage homo », pour y défendre l’exigence morale et politique et non politicienne, l’exigence trans-partisane d’abroger purement et simplement la loi nihiliste Hollande-Taubira de désintégration familiale et sociale.

Nous marcherons poussés par notre fidélité aux valeurs chrétiennes et humaines du respect de la vie et de la famille.

Nous marcherons contre le racisme véritablement anti-humain qui prétend substituer à l’humanité constituée par le couple de l’homme et de la femme une dialectique d’appartenance homosexuelle ou hétérosexuelle.

Nous marcherons parce qu’enfin, à l’évidence, la majorité des marcheurs réprouve désormais expressément le traquenard d’une dialectique d’instrumentalisation des concepts psychiatriques de « phobie » et de « philie » qui aurait pu aboutir à un véritable détournement de la Marche. On a trop connu cela avec l’abomination des rééducations psychiatriques dans le monde soviétique.

Nous marcherons dans le calme, l’amitié et la liberté, en effet pour tous, de manifester selon sa foi et sa sensibilité et non selon un carcan dictatorialement imposé.

Nos amis pourront bien sûr à leur gré défiler avec leurs délégations provinciales, d’autres avec des mouvements selon leur sensibilité.

Nous, avec les militants et adhérents et amis de nos organisations qui le souhaitent, nous nous tiendrons, notamment avec les avocats défenseurs des persécutés, dès 13 heures à l’église Saint-Pierre de Montrouge porte d’Orléans.



PREMIERS APPELANTS :

Bernard Antony
Richard Haddad, éditeur, ancien président du Cercle National des étudiants de Paris
Daniel Hamiche, rédacteur en chef de L’Observatoire de la Christianophobie
Vivien Hoch, chercheur en philosophie
Jacques Le Morvan, Chrétienté-Solidarité, vice-président du Centre Henri et André Charlier
Cécile Montmirail, vice-présidente de l’AGRIF
Abbé Vincent Ribeton
Pasteur Saïd, communautés chrétiennes d’Afrique du nord
Michel Seamb, Convergences Africaines
Jeanne Smits, directrice de Présent
Yvonne Soleil, Chrétienté-Solidarité-Persécutions
Abbé Guillaume de Tanouärn, Centre Saint Paul
Guillaume de Thieulloy, directeur de Riposte catholique
Jérôme Triomphe, avocat de l’AGRIF
François Wagner, avocat de l’AGRIF


15 mai 2013

Agression contre le frère Grégoire en Avignon


La délégation vauclusienne de l’AGRIF condamne avec vigueur l’agression du père Grégoire, de la Communauté de Saint Jean, dans la cour du centre Paroissial du quartier Saint Ruf d’Avignon.
Elle apporte son soutien au courageux religieux qui a fermement résisté à ses agresseurs qui lui ont volé son téléphone portable.
L’AGRIF se félicite également de la réaction vigoureuse de l’archevêque d’Avignon, Mgr Jean-Pierre Cattenoz, qui a immédiatement convoqué une conférence de presse pour dénoncer cette agression et au-delà, pour alerter les pouvoirs publics que le climat de haine qui s’installe dans nos villes.
Cette agression crapuleuse d’un religieux catholique constitue aussi un acte de racisme anti-chrétien dont on attend du ministre de l’intérieur et des cultes qu’il le condamne comme il se doit.
L’AGRIF voit dans cette agression les conséquences du climat de haine entretenu par des responsables politiques laïcistes haineux et par les médias à l’égard de tout ce qui est chrétien et catholique. Ce discours et ces appels à la haine trouvent trop souvent un écho favorable chez des individus par ailleurs fanatisés par l’idéologie islamiste.
L’AGRIF et ses avocats se tiennent prêts à assurer le soutien juridique du père Grégoire s’il le souhaite. 
Deux plaintes ont été déposées : l'une par la victime, l'autre par les deux frères qui ont été menacés au couteau.

14 mai 2013

La police ridiculisée d’un gouvernement ridicule : Hollande démission !


Bernard Antony, président de l’AGRIF, communique :

Tous les Français ont pu constater hier au soir sur toutes les chaînes de télévision l’ampleur de l’abjection et du ridicule caractérisant le gouvernement de Mr Hollande, de son ministre de l’Intérieur, de sa ministre de la Justice et aussi la posture grotesque du préfet de police de Paris.

Il est évidemment plus facile d’utiliser les CRS et gardes-mobiles et des hordes de flics en civil pour réprimer les manifestants pacifiques de la Manif pour tous, y compris en aspergeant de gaz lacrymogène dangereux des femmes et des enfants. Mais ces dernier, aux yeux de la bande des sans-culottes qui prétendent nous gouverner, étaient, il vrai, coupables de crimes tels que de tenir quelques petits fanions ou drapeaux au bout de dérisoires lattes de bois.

Ces manifestants n’ont jamais rien cassé, jamais brisé de vitrines, jamais incendié de voitures. Ils ont été par centaines malmenés, appréhendés, gardés à vue, et même, pour certains de surcroît, emprisonnés deux jours durant sans l’ombre d’un motif.

Et l’on a même vu aussi de misérables exécutants d’ordres indignes, caparaçonnés de partout, matraquer avec délectation des mères de famille.

Hier au soir, c’était une toute autre affaire ! Pour célébrer la victoire d’un club de sport jadis parisien acheté par l’État islamiste du Qatar, la faune des racailles avait tenu à être de la fête, selon leurs us et coutumes ! Et alors, après des heures de casse et de feux de joie, selon le goût de ces voyous, les vaillantes cohortes de la République de Hollande, Valls et Taubira, quoique au nombre de 800, n’ont pu procéder qu’à 21 interpellations !

Il est vrai que ces jeunes gens encagoulés n’étaient pas des « fachos » coupables de faits de défense réactionnaire de la famille aussi graves que de pousser des landaus avec de petits français dedans. On a d’ailleurs vu et entendu longuement hier au soir le distingué vice-président de SOS Racisme chargé du sport, l’inénarrable Hermann Ebongue, avec sa coiffure « afro » si artistiquement tressée, manifester dans son langage embarrassé sa compréhension pour la cause des « ultras» et aussi toute sa reconnaissance pour le Qatar  (Bizarre, vous avez dit bizarre ?).

La vérité, c’est que pour Hermann Ebongue et son association si richement subventionnée, pas plus que pour dame Taubira, il n’y a lieu de s’inquiéter des déferlements d’une barbarie pourtant à l’évidence suscitée par le plus total mépris raciste pour la France et les Français.

L’AGRIF, bien sûr, demande la révocation du préfet de police de Paris, et aussi, pour leur échec sans cesse amplifié, des ministres de l’Intérieur et de la Justice. Mais la décision la plus nécessaire, sans attendre qu’elle soit rendue inéluctable, ce serait celle que Mr François Hollande devrait prendre dans l’intérêt de la France et son propre intérêt : sa démission.


13 mai 2013

Après la canonisation des martyrs d’Otrante par le pape. Islam, christianisme : à quand un peu de repentance partagée ?


Bernard Antony, président de Chrétienté-Solidarité, communique :

Le pape François a fort heureusement effectué la canonisation décidée par Benoît XVI de 800 martyrs chrétiens torturés puis décapités en 1480 à Otrante, en Italie, par les conquérants musulmans ottomans.

Par souci, peut-on lire, de ne froisser ni les musulmans ni les Turcs, le pape n’a prononcé ni le mot « islam » ni le mot « musulman ». N’eut-ce pas été pourtant là une occasion certes avec toutes les précautions de langage diplomatiquement et prudentiellement requises, avec bien sûr l’affirmation du respect des musulmans, de convier les hautes autorités de l’islam, qu’elles soient sunnites ou chiites, arabes, turques, perses ou extrême-orientales, à communier avec les catholiques dans une commune repentance de tous les crimes et massacres perpétrés par les uns et les autres au long de l’histoire ? Quoique ce qui a été tout de même quasiment la règle chez les musulmans n’ait été que regrettable exception chez les chrétiens…

Mais cela, qu’il nous appartient de rappeler pour la vérité, on comprend qu’un pape ne puisse le faire par souci d’épargner aux populations chrétiennes des pays sous domination islamique des représailles perpétrées par les populaces mahométanes excitées par leurs imans et leurs dirigeants politiques.

Ces derniers considérent en effet tout propos, tout rappel historique, toute esquisse de critique comme des injures « islamophobes » insupportables. Le bilan des massacres et des génocides perpétrés durant quatorze siècles pour l’extension du règne de l‘islam atteint pourtant des chiffres étourdissants. Ce sont ceux des dizaines de millions de victimes des populations exterminées dans les conquêtes de l‘Afrique du Nord, de l’Asie centrale et de l’Inde, et jusqu’aux plus récentes exterminations au cours des deux derniers siècles des Arméniens et autres chrétiens par les régimes du Sultan et des Jeunes-Turcs.

Certes selon les livres « sacrés » de son prophète, le Coran et les Hadiths, la miséricorde d’Allah ne saurait jamais s’appliquer dans l’au-delà pour les infidèles. Mais parmi les autorités islamiques, qui savent prendre à l’occasion le langage des droits de l’homme, de la tolérance, de la modernité, n’y en aurait-il pas au moins quelques-uns pour donner quelques signes de début de commencement de regret pour les immenses crimes perpétrés au nom de l’islam ?

Ceci n’aiderait-il pas à faire mieux comprendre le bien-fondé du dialogue inter-religieux et de la crédibilité du concept d’islam humaniste ?

Répliques et commentaires sur Radio-Courtoisie.


J’animerai ce mercredi de 18 h à 21 h avec Cécile Montmirail, Jeanne Smits, Pierre Henri, Vivien Hoch et Me Jérôme Triomphe notre émission de la Réplique dans le cadre des libres journaux de la Résistance française.

En première partie, nous dirons d’abord nos répliques aux perversions gouvernementales. Nous pourrons exprimer, je l’espère, de la satisfaction devant ce qui semble être, enfin, une bonne évolution de la Manif pour tous avec, nous dit-on, la remise à sa place de la calamiteuse porte-parole.

Sur la reconnaissance de l’esclavage et de la « traite » atlantique, comme crime contre l’humanité, selon les désirs de François Hollande, nous rappellerons les grandes lignes de mon livre de réplique à Houria Bouteldja : « Vérités sur les esclavagismes et les colonialismes ».

Le plus immense, le plus durable, le plus atroce système d’esclavage jusqu’à nos jours fut en effet celui de l’esclavagisme arabo-musulman avec sa spécificité de génocide absolu. Comme l’observait en effet le très grand historien Jacques Heers, l’abominable système européen n’empêchait pas les survivants des trafics et des traverses de se marier ensuite et de perpétuer une descendance en Amérique.

L’esclavagisme arabo-musulman ne permit pas pareille chose en raison de la pratique générale, et atrocement meurtrière, de la castration. Il est significatif que cet esclavagisme, à la différence de l’Amérique, n’ait suscité aucune production culturelle. Il n’y a pas l’équivalent en Orient musulman de « la case de l’oncle Tom », pas davantage des formes originales de chant ou de musique.

Jeanne Smits et Me Jérôme Triomphe exposeront ensuite leur action contre le projet de meurtre par euthanasie d’un jeune homme que des médecins de la culture de mort voulaient imposer à sa famille (voir le « blog » de Jeanne Smits). La victoire judiciaire de Jérôme est magnifique ! Vraiment, bravo à Jeanne et à Jérôme !

En deuxième partie, nous parlerons du livre « Bernard Antony raconte », première série d’entretiens sur fils conducteurs thématiques, dirigés par Cécile Montmirail  sur les cheminements de ma vie et ce que j’en ai analysés. Entretiens donc, rétrospectifs mais à vocation de réflexion prospective. Il y aura plus tard, du moins nous l’espérons, un second tome.

Je signerai ce livre (et les autres) le lendemain de l’émission tout au long de la journée, ou plus exactement de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h.

On trouvera ci-après, pour les lecteurs non abonnés à Présent, l’entretien que j’ai donné à Jeanne Smits pour Présent sur notre université d’été à Lourdes assorti aussi de quelques considérations.


Entretien avec Jeanne Smits, paru dans le journal Présent:


Parlons d’abord de l’université d’été du Centre Charlier et de Chrétienté-Solidarité sur le thème « Face à la révolution nihiliste une politique de la vie ». Pourquoi ce thème ?

Tout simplement parce qu’au-delà des clivages politiques, là réside l’enjeu fondamental pour les sociétés issues du monde jadis christianisé.

Par delà les conflits internes de ses partis et les rivalités entre ses hommes, la révolution d’aujourd’hui, certes préparée par les cheminements séculaires du phénomène socialiste ne s’encombre plus beaucoup de prétexte ni de masques. Elle vise, dans un orgueil véritablement luciférien, à une radicale désintégration nucléaire de l’humanité : ni Dieu ni maître, ni lois de la Création, seulement les lois de déracinement de l’individualisme collectiviste.

Notre université vise à dispenser des éléments de culture générale pour comprendre cela et y opposer ce que doit être une politique de la vie.

La politique qui devrait résulter d’un « printemps français » ?

Oui, bien sûr, car au Centre Charlier et dans notre Institut du Pays libre, nous croyons qu’en politique le printemps le plus prometteur, tel que manifesté par d’immenses foules de personnes mues par une saine réaction de santé morale et sociale, ne peut réussir que si l’on a une claire idée de ce que devrait être l’été.

C’est–à-dire, mais arrêtons ici la métaphore saisonnière, sur quelles idées et sur quel programme, avec quels mouvements et quels hommes œuvrer à une politique de reconstruction dont la défense de la famille, si importante soit-elle, n’est qu’un aspect de ce que nous appelons « une politique de la vie » en tous domaines, celle d’un dynamisme retrouvé : social, national, humain.

Parlez-nous du lieu et des dates.

C’est dans les hauts de Lourdes. De l’esplanade de notre Centre d’accueil on aperçoit en contrebas la basilique et on contemple le panorama superbe de la chaîne des Pyrénées.
Les dates : du 27 juillet au 3 août.

Des visiteurs amis peuvent-ils venir assister à leur gré à certaines conférences ?

Cela n’est pas possible. La conception de notre université est celle d’un tout dont les conférences ne sont qu’un aspect.
C’est le choix d’une vie communautaire pendant quelques jours. De plus, à Lourdes, nous organisons les sorties, et donc l’ordonnancement des travaux, en grande partie en fonction de la météorologie.

Et surtout, redisons-le, autant qu’aux conférences nous accordons de l’importance aux échanges et discussions. Plus encore cette année, où nous réfléchirons à l’avenir de nos initiatives. J’aimerais en effet, dans pas trop longtemps, pouvoir écrire comme Hyacinthe Dubreuil, un « J’ai fini ma journée », ce qui ne signifiera bien sûr pas que je ne ferai plus rien tant que j’en aurai la force.

Est-ce donc dans une perspective de « retraite » que vous avez mené avec Cécile Montmirail une première série d’entretiens sur votre vie militante  publiée ces jours-ci sous le titre de « Bernard Antony raconte » ?

Vous avez remarqué qu’il ne s’agit pas exactement de « mémoires ». Il s’agit d’entretiens certes mémoriels mais ordonnés sur des fils conducteurs thématiques. Mon propos n’est pas essentiellement de raconter mon passé mais d’exprimer ce que j’ai pu comprendre des événements que j’ai traversés et de ce que l’on peut en tirer pour l’intelligence des phénomènes de notre actualité et des temps qui viennent.

En deux mots, Cécile Montmirail et notre cher David Fontey, qui a été aussi, à Lourdes justement, l’an dernier, à l’origine de ces entretiens, m’ont proposé un travail de rétrospective à des fins prospectives, c’est-à-dire de compréhension de phénomènes actuels non pas bien sûr identiques mais analogues.

Pouvez-nous nous donner un exemple de cette perspective ?

Et même deux ! J’ai mis l’accent sur l’importance des phénomènes et des lois de la dynamique des groupes qui, soit par dérives non contrôlées, soit par manipulation par des « professionnels », peuvent devenir les ingrédients essentiels des subversions. Notamment dans l’Église où des causes similaires peuvent produire des effets analogues. On peut notamment observer l’analogie des phénomènes d’hier de fascination-collaboration entre l’Église et le communisme et ceux d’aujourd’hui par rapport à l’islam.

J’ai pas mal insisté aussi sur la profonde vérité du concept d’hétérotélie créé par le grand penseur Jules Monnerot. Conformément à son étymologie, l’hétérotélie, c’est une donnée explicative essentielle dans la compréhension de l’histoire et de la vie des hommes. C’est le phénomène de changement, de détournement à d’autres fins des buts initialement définis et poursuivis par un homme ou un ensemble d’hommes. Ainsi, la plupart sinon tous des grands chefs de l’histoire n’ont pas atteint le but qu’ils s’étaient fixés. Il est rare que la flèche politique atteigne sa cible !

L’hétérotélie recouvre les phénomènes de récupération, de préemption, de substitution, le plus souvent, mais pas systématiquement, à conséquences funestes.

Comme presque toujours, les expressions populaires recouvrent de profondes vérités, comme la réflexion commune : « On ne sait pas comment les choses vont tourner ». Ce que j’appelle la méditation hétérotélique pourrait constituer ainsi une riche source d’humilité pour les grands de ce monde. L’admirable, d’ailleurs, c’est que ce sont ceux qui vivent le plus naturellement dans l’humilité qui sont peut-être le plus à l’abri des dépossessions de l‘hétérotélie.

Expliquez-vous !

Sans même aller plus avant dans l’évocation des rêves détournés ou brisés des grands hommes, malheureusement ou heureusement, je pense à la douce amertume de notre si aimé Jean-Baptiste Biaggi. Il nous disait : « Je suis de ceux qui, en 1958, ont ramené le Général de Gaulle au pouvoir afin de maintenir l’Algérie dans la France. Moins de deux ans plus tard, ce dernier me jetait en prison et surtout hélas, choisissait la plus atroce façon d’abandonner l’Algérie … »

En revanche, les ermites, les moines et les moniales qui ont consacré leurs vies à la prière et sont morts dans cette prière ont accompli pleinement leur vocation sans détournement hétérotélique.

Vous avez dans votre vie initié un certain nombre d’œuvres, avez-vous le sentiment que vous n’avez pas réalisé vos desseins, ou qu’ils ont été détournés ?

Oui et non ! Mon dessein principal étant de me battre, je crois n’avoir pas trop trahi cette vocation, même si je l’ai mal réalisée. Pour ce qui est de ce que j’ai initié, je préférerais ne pas parler uniquement à la « première personne ». Ainsi, le centre Charlier a-t-il toujours été un compagnonnage ne fonctionnant vraiment pas, et heureusement, sur ma seule personne. Et de même l’AGRIF ! Que certains de mes desseins et de nos desseins aient subi les accidents de l‘hétérotélie, c’est une évidence. Comment, les hommes étant ce qu’ils sont, pouvait-il en être autrement ?

Si je vous comprends bien, la réflexion sur l‘hétérotélie est une école d’humilité. Est-ce donc cette humilité qui vous met à l’abri de l’amertume ?

Vous n’y pensez pas ! Le plus méprisable orgueil n’est-il pas l’ostentation de l’humilité ? Mais quoi qu’il en soit, je ne suis pas un saint, ni un mystique et la vérité, c’est que tout simplement je ne m’illusionne pas sur mon humilité. Je serais bien fat de me croire sans orgueil.

Mais la réflexion sur l’hétérotélie, dans l’histoire et dans sa propre vie, incite tout bonnement au réalisme et quelquefois à une très utile attention et un brin de méfiance. Ainsi, j’ai cru devoir mettre en garde contre un danger, non inéluctable mais réel de détournement du bel idéal et du magnifique élan du pays réel contre l’abomination de la loi Taubira.

On a comme cela déjà connu le détournement du printemps algérois de mai 1958. oui, j’ai tout de suite, quitte à subir les reproches de mes amis optimistes, manifesté de l’inquiétude et même une certaine colère devant la bêtise d’une incessante surenchère d’homophilie pour se garder de l‘accusation d’homophobie selon une technique éprouvée de sidération.

Moi, je réponds à cela : faut-il pour se disculper d’être pédophobe se dire pédophile ?

Alors, si ce n’est pas l’humilité qui vous garde de l’amertume, qu’est-ce donc ?

L’humour, bien sûr ! L’humour qui, sauf devant les tragédies, est le plus délicieux des remèdes, la plus belle fleur plantée en nous par la culture et la civilisation. L’humour qui nous interdit suavement de nous prendre trop au sérieux, l’humour, source du pessimisme joyeux qui est le propre de l’homme de droite : celui qui, comme Jacques Bainville, professe que « Tout a toujours très mal marché » ; l’homme de droite, heureusement à l’abri des utopies constructivistes de cités idéales, car si l’homme ne peut rétablir le paradis terrestre, il ne réussit hélas pas trop mal dans l’instauration de l’enfer dès ce monde ; l’homme de droite qui, malgré ses péchés, espère n’être pas rejeté à la gauche du Père.

Ainsi, lors de l’université de Lourdes sur une politique de la vie, nous parlerez-vous peut-être encore de l’hétérotélie dans l’histoire et dans nos vies, et de l’humour avec lequel on doit la considérer ?

Je l’espère, et pas seulement moi, car nos amis intervenants et animateurs comme vous, Jeanne Smits, Cécile Montmirail ou l’abbé Gouyaud sont d’une grande spiritualité chestertonienne.

Certains pourraient-ils croire un seul instant que la Sainte Vierge Marie, la bonne Mère, qui à Cana obtint de son Fils le vin le plus merveilleux de la Création, n’aurait pas de tendresse pour l’humour de ses enfants : l’exact contraire du rire du diable ?


Renseignements et inscription à l'Université d'été: 
Centre Charlier 70, boulevard saint Germain 75005 Paris 
01 40 51 74 07 - chretientesolidarite.fr@gmail.com





06 mai 2013

Frigide Barjot : pas d’amélioration !

Communiqué:

On l’a vu hier à la Télévision : avec une méchanceté hystérique, Frigide Barjot persiste à traiter d’homophobes et de fachos ceux qui, désormais très nombreux, ne la suivent pas dans son histoire de CUC.

Jusqu’au bout de la déraison, elle persiste, elle s’enfonce dans la désastreuse dialectique d’utilisation à des fins subversives du concept psychiatrique de  « phobie ». Un de ses conseillers, si elle en a encore, pourrait-il lui faire observer que ce n’est pas parce qu’on ne veut pas passer pour « pédophobe » qu’il faut être « pédophile » !

Frigide Barjot poursuit donc hélas dans la voie d’un détournement, à des fins de propagande pan-homosexuelle, du magnifique élan de refus de la loi Taubira de désintégration de la société et de déni même de la vie et de l’humanité. Il n’était vraiment pas nécessaire de combattre cette loi en ne cessant pas d’exalter une affection préférentielle pour les tenants des pratiques sodomites !

Or, en se targuant sans cesse selon une inepte et narcissique auto-glorification, d’être une « fille à pédés », la pseudonymée Frigide Barjot se complaît dans une sorte de débile provocation de femme saoûle. Certes, cela lui vaut de la complaisance médiatique et pour un temps encore l’hypnose de quelques ecclésiastiques ne voulant pas passer pour des pisse-froid moralistes. Mais nous qui ne traînons vraiment aucun complexe de pudibonderie, nous dénonçons aussi chez cette Frigide une indécente captation du nom, un indécent détournement de la notoriété de celle qui certes ne chercha point à être un modèle de vertu, mais qui fut une grande et belle artiste, et aussi une femme intelligente : Brigitte Bardot.

Fatigués de l’ostentation homophile de « frigide », nous lui préférons assurément Brigitte, à qui nous envoyons avec ce communiqué l’expression de notre bien affectueux souvenir.

Bernard Antony

29 avril 2013

Le « syndicat » de la magistrature : en fait, une insupportable dictature judiciaire.


L’affaire des photos dans son local des personnes ciblées par la vindicte ignoble du syndicat de la magistrature suscite avec raison l’indignation.
Incroyablement on n’a pas hésité à épingler la photo du colonel Schmidt, le père de la jeune fille Anne-Lorraine, atrocement assassinée pour ne s’être pas laissée violée et s’être héroïquement défendue.
Président de l’Agrif, j’ai souvent eu la rage au cœur devant les dénis de justice perpétrés par des militants de cette association qui n’est pas véritablement un syndicat mais un groupe de pression d’idéologie révolutionnaire n’hésitant pas à dicter cyniquement à des juges les sentences à prononcer.
Mon grand avocat, Maître Georges-Paul Wagner, et moi en eûmes la preuve lorsque, il y a plusieurs années, devant la Cour d’Appel de Montpellier, je fus relaxé à la suite d’une stupéfiante condamnation en première instance.
Suite à cet arrêt, d’une manière suffocante, le syndicat se permit dans une lettre à la cour de regretter qu »’elle n’ait pas suivi ses instructions !
À la suite de quoi, M° Wagner s’employa à exiger la dissolution de ce pseudo-syndicat pour violation flagrante non seulement des principes d’indépendance de la justice mais tout simplement de la justice elle-même. Hélas, il n’obtint pas gain de cause.
Cette interdiction devrait évidemment être parmi les mesures de justice à mettre en œuvre par le gouvernement d’une droite de conviction quand elle viendra au pouvoir.